Publié le mardi 01 avril 2025 à 17:07 - Mis à jour le mardi 01 avril 2025 à 21:18 Virton
Ce mardi, toxicologue, légiste et experts en incendie ont été entendus dans le procès de Steve Chevalier devant la cour d'assises d’Arlon. La fille de la victime ainsi que la belle-sœur de l’accusé ont également été appelées à la barre.
La journée a débuté par les questions laissées en suspend lundi soir. Steve Chevalier ayant exprimé son état de fatigue en fin de journée. L’une d’elles portrait notamment sur la distinction entre homosexualité et pédophile. Et à la question de savoir s’il est capable de faire la différence entre les deux, l’accusé a déclaré qu’il ne pouvait "pas spécialement l’expliquer”.
Les auditions ont ensuite repris avec les différents experts. Toxicologue, légiste et experts incendie, entendus pour aider à comprendre ce qui a pu se produire au domicile de Dominique Meyer le 11 décembre 2022. Il ressort de ces auditions que la cause du décès de la victime est un choc hémorragique induit par 9 coups de couteau dont deux étaient assurément létaux, couplé à l’inhalation des fumées provoquées par l’incendie. Aucune chance de survie n’était envisageable. Mais toxicologue et légiste se sont accordés pour dire que Dominique Meyer était bel et bien toujours vivant au moment où Steve Chevalier a bouté le feu à l’immeuble. Dominique Meyer ne présentait par ailleurs aucune plaie de défense ni sur les mains, ni sur les avants-bras.
Au terme de ces auditions, Maître Alexandre Wilmotte, avocat de l’une des parties civiles, a souligné la violence sous-entendue dans les constatations présentées. Violence reconnue par l’avocat de la défense, Maître de Coster. "Il faut être de bonne guerre, mon client n’est pas détenu pour rien”, a-t-il déclaré.
Ce mardi après-midi, ce sont les premiers témoins qui ont été appelés à la barre. Parmi eux : la fille de Dominique Meyer qui s’est constituée partie civile. Son avocate, Maître Hélène Michel, s'est exprimé à notre micro à l'issue de l'audition :
L’autre témoignage clé entendu ce mardi après-midi a été celui de la compagne de Yves Chevalier. L’ex-belle sœur de l’accusé a précisé avoir été sur le point de se séparer d’Yves Chevalier lorsque celui-ci a mis fin à ses jours en août 2023. Elle explique que la vie avec lui était devenue infernale. Yves Chevalier était jaloux, consommait des médicaments et beaucoup d’alcool depuis l’arrestation de son frère. Il s’en voulait de l’avoir dénoncé à la police.
La compagne d’Yves Chevalier a aussi réitéré devant les jurés que Steve Chevalier leur aurait confié le soir des faits “avoir eu une relation intime avec Dominique Meyer” et que ça l’aurait “dégoûté”. Un évènement survenu quelques années avant les faits qui nous occupe dans ce procès témoigne par ailleurs du problème que les frères Chevalier pourraient avoir avec l’homosexualité. L’avocate générale Alice Lecomte en a effet rappelé lundi une mise en scène dans laquelle Steve et Yves Chevalier avaient drogué un homosexuel à Mons, "avant de filmer celui-ci pendant qu'ils lui fouettaient le pénis". Faits expliqués par la compagne de Yves Chevalier aux enquêteurs, déclarant avoir entendu Yves dire à son frère: ‘On ne va tout de même pas recommencer ici à Virton l'histoire qui s'est passée à Mons”.
Des recherches de contenus à caractère pornographique de femmes aux attributs masculins ont aussi été retrouvées dans l’historique du smartphone de Steve Chevalier. Recherches que l’accusé dit avoir effectué par “curiosité”.
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